Lorsque l’on fume, on recherche certains effets. Si les effets diminuent avec l’usage, le consommateur augmentera la quantité absorbée pour retrouver les mêmes effets. C’est la logique du produit. De plus, même avec une faible alcoolémie, le conducteur prend des risques qu’il n’aurait pas pris en temps normal. Son temps de réaction est plus long et sa vision moins nette.
Il n’existe aucun "truc" permettant d’accélérer l’élimination de l’alcool. Seul le temps peut agir. Écoutez les explications de Sylvain Dally, professeur de toxicologie et de médecine légale :
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L'alcoolémie atteint son maximum une heure après l'absorption du dernier verre et il diminue ensuite en moyenne de 0,15 g/l par heure (à 0,75 g/l, il faudra cinq heures pour revenir à 0). Sachez que, chez les femmes, l'alcoolémie monte plus rapidement et descend plus lentement que chez les hommes. Rappelons que lors d’une consommation importante, une nuit de sommeil peut ne pas suffire pour éliminer la totalité de l’alcool. Ex : une alcoolémie de 1,5 g/l dans le sang à trois heure du matin est encore de 0,6 g/l le lendemain à 9h.
Le sexe n'a rien à voir là-dedans... mais la corpulence, oui ! Les explications de Sylvain Dally, professeur de toxicologie et de médecine générale :
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A quantité égale d’alcool consommée et à poids égal, les femmes ont généralement une alcoolémie un peu plus élevée que chez les hommes. Cela est lié en partie au volume d’eau un peu plus important chez les hommes que chez les femmes. Mais le sexe a une influence assez faible au regard des autres paramètres qui entrent en ligne de compte dans l’alcoolémie : poids, masse de graisse, vitesse d’absorption de l’alcool au niveau de l’estomac… De ce fait, un garçon peut très bien avoir une alcoolémie supérieure à une fille, alors même qu’il a consommé une quantité d’alcool identique. Lorsque l’on est un garçon et que l’on pense :"les garçons tiennent mieux que les filles", c’est sans doute l’expression d’une représentation "virile" du consommateur d’alcool. Or, les accidents mortels avec alcool impliquent surtout les conducteurs hommes : 17 hommes pour 1 femme, statistique qui semble paradoxale au regard du préjugé. Enfin, "bien tenir l’alcool" doit mettre en alerte : cela révèle une habitude de consommation qui peut rapidement devenir problématique.
Sous influence du cannabis, le temps de réaction augmente, le contrôle de la trajectoire est plus difficile, la coordination des gestes est moins bonne. En cas d’urgence, vous aurez du mal à réagir rapidement et correctement. Sous influence de cannabis, vous avez 2 fois plus de risques d’être responsable d’un accident mortel.
Dès le premier verre d’alcool, les capacités sont réduites. Quand on en est à ne plus pouvoir mettre les clefs dans le contact, on n’est plus en état de conduire depuis longtemps. De plus ce stade d’alcoolisation, on n’est plus capable de juger de son propre état. On a tendance à prendre des risques que l’on n’aurait pas pris en temps normal.
73% des accidents ont lieu à proximité du domicile. C’est naturellement parce que l’on circule le plus souvent à proximité de son domicile mais aussi parce que, lorsqu’une zone est connue, l’attention a tendance à se relâcher. Sur les trajets habituels, on dit alors du conducteur qu’il est en pilotage automatique. Les situations de conduite (feux, intersections, changements de direction, etc.) sont abordées sans vigilance soutenue. Dans ce cas de figure, le conducteur aura besoin de beaucoup plus de temps pour réagir face à un imprévu. Et si le conducteur est sous l’emprise de l’alcool ou du cannabis, il peut alors ne pas réagir du tout.
Écoutez à ce sujet Bernard Laumon, directeur de recherche à l'INRETS (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité)
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Les effets de l’alcool ou du cannabis sont indépendants du mode de transport que l’on utilise. Que l’on soit cycliste, scootériste ou même piéton, le risque d’accident est élevé. En 2010, les conducteurs de cyclo impliqués un accident mortel circulaient dans 33.3% des cas avec une alcoolémie positive.
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