La somnolence, première cause de mortalité sur les autoroutes

24/06/2011

"Somnolence au volant : ouvrons les yeux" ! Le colloque organisé, le 22 juin, par les sociétés françaises d’autoroutes et ouvrages à péage sur ce thème n’a pas déçu. Des débats magistralement conduits par Stéphane Paoli de France Inter, beaucoup de points ressortent sur un problème qui, soit dit en passant, ne se pose pas que sur la route.

D’abord l’affaire n’est simple qu’en apparence. A l’examen, elle livre au contraire sa grande "complexité". Le mot a d’ailleurs été prononcé à de nombreuses reprises. Le phénomène n’est pas facile à cerner notamment parce que dans nos sociétés "de performance", la somnolence peut être quelque chose que l’on cache…  "C’est un tabou", assure même Christian Gatard, sociologue auteur d’une récente étude à la demande des sociétés d’autoroutes.  

Beaucoup d’idées toutes faites circulent également chez les conducteurs. Du genre, "moi quand je sens la fatigue arriver, j’ouvre la fenêtre en grand ou je monte le son de la radio" ! Tout faux, hélas, selon les médecins qui, comme le professeur Joël Paquereau, le président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance, affirment qu’il s’agit d’un besoin physiologique irrépressible contre lequel il est parfaitement vain de tenter de lutter. Seule attitude raisonnable - et préventive - s’arrêter immédiatement pour un somme d’une vingtaine de minutes.  

Enfin, par définition, on n’aura jamais de seuil légal de somnolence au-delà duquel conduire serait interdit ! Cette question ouvre donc un formidable espace à la sensibilisation, l’éducation et la formation… De l’eau au moulin de ceux qui sont convaincus que la sécurité routière ne pourra jamais se limiter à la seule répression…

Source : Patrick de La Sablière / Circuler autrement

   

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