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| Prises de position |

L’association Prévention Routière se fait le porte-parole de tous ses adhérents et donateurs - et plus largement de tous les Français - qui n’acceptent pas le niveau actuel d’insécurité routière.

En 2000, l’association Prévention Routière a piloté un collectif de treize associations - « Arrêtons le massacre sur la route » - dont l’objectif était de faire prendre conscience à l’opinion de la gravité et du caractère inacceptable des accidents de la route. Cette action, ainsi que, en 2002, la pétition « Non à l’amnistie des infractions routières », ont changé le regard des Français sur ce sujet et ont incité les pouvoirs publics à agir.
L’association Prévention Routière est membre du Conseil National de Sécurité Routière et participe à de nombreuses commissions techniques (commission de normalisation des éthylotests ; groupe de travail sur le code de la rue ; commission nationale d’évaluation de la sécurité des ouvrages routiers…). Elle apporte son expertise aux différents rapports demandés par les pouvoirs publics, comme ceux sur la formation des conducteurs (commission Verré en 1996 ; rapport de Jean-Michel Bertrand en 2005 ; rapport de Dominique Lebrun en 2008). L’association se prononce sur les projets gouvernementaux. Ainsi, elle a soutenu, en 2003, le projet de loi contre la violence routière, point de départ de la politique mise en place dans ce domaine par les pouvoirs publics.
L’association Prévention Routière demande également aux pouvoirs publics les mesures qui lui semblent indispensables pour améliorer la sécurité sur les routes. Ainsi, certaines réglementations décidées ces dernières années - instauration du brevet de sécurité routière, immatriculation des cyclomoteurs, réglementation de l’usage du téléphone au volant, fin du permis blanc et obligation d’éthylotest anti-démarrage en cas d’alcoolémie délictuelle, obligation du gilet de sécurité - étaient demandées par l’association. D’autres demandes de l’association s’adressent à la Commission Européenne (obligation sur tous les véhicules de limiteur de vitesse, d’avertisseur de non port de la ceinture à toutes les places et de témoin de sous-gonflage des pneumatiques).
Conformément à l’article 1 de ses statuts, l’association Prévention Routière encourage tous ceux qui peuvent agir concrètement contre les accidents de la route (les entreprises, les collectivités locales, les enseignants et plus récemment les parents) et met à leur disposition des outils pour le faire.
Elle n’hésite pas à combattre les situations qui lui semblent dangereuses, comme en 1998, en demandant aux constructeurs automobiles de ne plus mettre en avant la vitesse dans leur publicité ou, comme en 2001, en attaquant des constructeurs et importateurs de cyclomoteurs pour la mise sur le marché de modèles de 50 cm3 dépassant les 45 km/h. En 2008, elle a dénoncé dans sa pétition « Les jeunes ont assez trinqué », le sponsoring de soirées étudiantes par des marques d’alcool.
L’association Prévention Routière met également en lumière, souvent avant d’autres, des problèmes liés à l’évolution de la société (effets des médicaments sur la conduite, vieillissement de la population et mobilité des seniors, difficulté pour les jeunes de milieux défavorisés à obtenir le permis de conduire…). Elle le fait à l’occasion de colloques ou par la publication d’études.
Aujourd’hui, il reste encore beaucoup à faire pour réduire le nombre des victimes de la route. Ainsi, l’association Prévention Routière demande avec insistance aux pouvoirs publics de généraliser l’éducation routière afin qu’elle soit enseignée au moins une heure par mois tout au long de la scolarité. Elle souhaite également une amélioration de la formation au permis de conduire pour que celle-ci inclut à l’avenir un enseignement sur les principaux risques (alcool, vitesse, fatigue, téléphone…) et sur leur prévention.
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