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La voiture autonome ? C’est pour après-demain !

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La mobilité connectée est notre réalité : les technologies numériques ont envahi le domaine des transports. Avec leur cortège de véhicules – et de routes – de plus en plus intelligents et communicants, portés par les efforts combinés des industriels, des constructeurs automobiles et des décideurs. Pour autant, la circulation de véhicules entièrement autonome, sans conducteur, s’avère plus délicate…

  1. Qu’est-ce qu’un véhicule autonome ?
  2. Les premières expériences de véhicules autonomes
  3. Et la sécurité ?

Qu’est-ce qu’un véhicule autonome ?

C’est une voiture, voire un camion, qui peut se repérer et se diriger sur la route sans aucune intervention humaine. L’action du conducteur se trouve « remplacée » par une série de capteurs (caméras, radars, laser) associés à la puissance de calcul et la capacité de mémoire de nouveaux composants électroniques. Le tout complété par les possibilités de communication entre véhicules et avec les différents équipements de la route.

Les avantages sont multiples :
– meilleure productivité liée à une utilisation optimale de la route,
– gain de temps pour le transport des passagers et des marchandises,
– réduction des consommations de carburants,
– mobilité individuelle facilitée à tout âge et avec tout type de handicap…
Sans compter une réduction des risques d’accidents, dans des proportions considérables (60%, voire 90%) selon les diverses estimations d’ici 15 ou 20 ans.

 

Les premières expériences de véhicules autonomes

La Google car circule dans quelques États américains. Les constructeurs automobiles, et parmi eux les européens (Renault-Nissan, PSA Peugeot-Citroën, Volvo…) ne sont pas en reste et mènent aussi leurs expériences sur des sites privés ou certaines portions de voies spécifiques.

Avec l’ordonnance du 3 août 2016, La France a d’ailleurs autorisé la circulation expérimentale, sur la voie publique, des véhicules autonomes ou disposant d’assistance à la conduite.

Plusieurs accidents graves, au début de l’été 2016 en Floride dans lequel le conducteur a trouvé la mort ou plus récemment en Arizona ou c’est une piétonne qui y a laissé la vie, ouvrent la voie à une série de réflexions légitimes et mettent en lumière des questions « techniques ». Celle-ci par exemple, et non des moindres : comment programmer la voiture pour faire face aux situations critiques ?

La voiture autonome, bientôt dans la convention de Vienne
Comme annoncé par l’Unece (la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies) en mars 2016, ce texte fondateur de la circulation routière internationale (né il y a 40 ans) fera prochainement l’objet d’une révision. Avec cet ajout : « les systèmes de conduite automatisée seront explicitement autorisés sur les routes, à condition qu’ils soient conformes aux règlements des Nations Unis sur les véhicules ou qu’ils puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur ».

Et la sécurité ?

De l’absence totale d’automatisation à la voiture entièrement autonome qui se passe de conducteur, il existe toute une gamme d’assistances à la conduite qui, aujourd’hui déjà, secondent efficacement le conducteur.

Pour les constructeurs, les technologies d’automatisation ont pour fonction d’assurer la sécurité des occupants et des tiers. ABS et régulateur de vitesse sont bien connus. Le limiteur intelligent de la vitesse (qui grâce à un GPS et des caméras, reconnait la limitation de vitesse et fait, si besoin, ralentir le véhicule) ou le freinage automatique d’urgence (qui stoppe le véhicule en présence d’un obstacle) existent déjà. Le maintien automatique du véhicule sur la voie de circulation, aussi …

Il s’agit d’aides précieuses, premiers pas vers une autonomie plus grande. Intéressante car il n’y aurait plus à redouter le comportement inadapté d’un conducteur défaillant (alcoolisé, fatigué…) ! Mais le véhicule autonome ne pourra se mettre en place que progressivement, sans doute dans un premier temps sur des itinéraires définis (en ville, sur autoroute…). Et – vaste programme –, il nécessitera de nouvelles organisations des déplacements. A condition que les nombreuses technologies utilisées puissent garantir un transport au moindre risque, voire sans risque.
Ce n’est pas pour tout de suite, vraisemblablement.

 

En matière d’assurance, la question est loin d’être anodine. Même si, selon certaines prévisions, l’autonomie des véhicules devraient faire diminuer fortement la fréquence des accidents. En l’absence de conducteur, la charge de la responsabilité – et donc de l’indemnisation des victimes –incombe au constructeur, aux concepteurs des logiciels embarqués, au fabricant des capteurs, aux pouvoirs publics tenus d’entretenir les infrastructures ? Un vrai casse-tête ! Pour l’heure, la question demeure sans réponse. A suivre…
Sans conducteur, qui sera responsable de l’accident ?

Article publié le 5 mars 2018