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Un animal sauvage peut croiser votre route

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Chevreuils traversant la route

En zones rurales, lorsque le jour décline, il arrive que les automobilistes aperçoivent à l’orée d’un bois ou à découvert, des biches, des chevreuils, voire une harde de sangliers. Le danger guette, quand ces animaux sauvages, toujours imprévisibles, s’approchent de la route pour traverser.

  1. Le risque : heurter un animal sauvage
  2. Comment agir pour éviter la collision ?
  3. Que faire en cas d’accident avec un animal sauvage ?
  4. Quelques solutions d’aménagement pour limiter les points de rencontre entre animaux et véhicules motorisés.

Le risque : heurter un animal sauvage

Panneau danger animal sauvage avec pharesSelon l’ONF (Office national des forêts), c’est surtout en fin de journée ou de nuit que le risque de croiser cervidés ou sangliers est le plus élevé. « C’est le moment où les animaux quittent leurs lieux de cantonnement pour rejoindre ceux où ils s’alimentent ».

Le risque de collision avec un animal sauvage s’amplifie aussi :
– durant la saison froide,
– lors de l’ouverture de la chasse alors que les déplacements des animaux augmentent,
– près des bois ou des forêts
– dans les zones d’implantation du panneau de danger A15b, qui signale les points de passage parfois sur plusieurs centaines de mètres (voir l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 2e partie).

On chasse dans toute la France. Mais les dates d’ouverture ne sont pas partout les mêmes. Définies à l’échelle départementale par arrêté préfectoral, elles varient selon le gibier, les lieux, les jours, les modalités (tir, à l’affût, à courre, avec ou sans chien, avec ou sans furet…). Tout commence fin août dans les 3 départements les plus à l’est, suivis début septembre par la moitié sud de la France puis par une poignée de départements du centre/ouest. Fin septembre, la chasse est ouverte partout.
Jusqu’en février, à la fermeture de la chasse, automobilistes et adeptes du deux-roues devront redoubler de vigilance, dans les régions giboyeuses. Pour limiter les conséquences d’une rencontre inopinée – et dangereuse – avec le gibier chassé, surtout le plus imposant.
La chasse est ouverte

Comment agir pour éviter la collision ?

Ralentir, redoubler de vigilance et surveiller les bas-côtés dans les zones susceptibles de livrer passage à des animaux sauvages :

  • en apercevant le panneau de danger A15b, en bordure de route, parfois accompagné d’un panneau de limitation de vitesse
  • en longeant des bosquets, des bois, des forêts
  • en circulant dans des zones de faible visibilité, au détour d’un virage par exemple
  • ou encore, si vous êtes équipé, en recevant l’alerte de l’appli intégrée à votre GPS, un système qui commence à se développer en France

Restez vigilant, car sangliers et cervidés se déplacent rarement tout seuls, le premier animal aperçu est souvent accompagnés de nombreux autres.

Évitez les coups de volant brusques, au risque de modifier dangereusement la trajectoire, de perdre le contrôle du véhicule…

animal sauvage en bord de route

Que faire en cas d’accident avec un animal sauvage ?

Attention
Ne vous approchez pas de l’animal qui, blessé, pourrait chercher à vous faire mal !
Une fois le véhicule immobilisé de façon à gêner le moins possible la circulation :

  • enfilez, et faites porter aux passagers, un gilet rétroréfléchissant
  • placez un triangle de présignalisation pour alerter les autres usagers… et pour éviter un suraccident
  • prévenez les forces de l’ordre
  • conservez des preuves de la collision (témoignages, photos…)
  • déclarez l’accident à votre assureur dans les 5 jours (ouvrés).
Les forces de l’ordre et le maire de la commune sur laquelle a eu lieu la collision doivent être alertés. Les autorités sauront comment agir : selon les cas, transporter l’animal dans un centre de sauvegarde de la faune sauvage, voire une société d’équarrissage, le faire abattre, autoriser le conducteur à emporter le gibier…
Il peut s’agir d’une espèce protégée, d’une espèce menacée, de « petit » gibier (lapin, perdrix…) qu’il faut laisser sur place ou une espèce chassable de « grand » gibier (sanglier, cerf, daim…) que l’automobiliste pourra conserver. Sous condition : « Le grand gibier tué accidentellement et en tout temps à la suite d’une collision avec un véhicule automobile peut être transporté sous réserve que le conducteur en ait préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale. » (article L 424-9 du Code de l’environnement)
Et l’animal impliqué ?
En savoir plus ?
Renseignez-vous auprès de votre assureur et consulter le site de la FFA (Fédération française de l’assurance).

L’indemnisation

  • Votre véhicule a été abîmé

La garantie « tous risques » ou « dommages tous accidents » couvre les dégâts matériels.
A noter : le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) n’intervient pas pour l’indemnisation des dommages matériels, en cas de collision avec un animal sauvage.

  • Vous avez été blessé

La garantie « conducteur » ou «individuelle accident » couvre l’indemnisation pour les blessures, en totalité ou partiellement selon le contrat souscrit. Sinon, le FGAO peut intervenir.

Les passagers blessés seront aussi indemnisés (au titre de la garantie « responsabilité civile » du véhicule).

 

Quelques solutions d’aménagement pour limiter les points de rencontre entre animaux et véhicules motorisés.

Pont pour animaux sauvagesDes passages pour la faune, écoducs ou écoponts, à l’intention des petits animaux (amphibiens, hérissons, lièvres …) ou pour le gros gibier (sanglier, chevreuil , daim…), sont aménagés près de certaines infrastructures notamment autoroutières : petits tunnels sous la route ou ouvrages d’arts, enjambant les voies de circulation.
Par exemple, pour les plus récents, l’écopont surplombant une 2×2 voies dans l’Ain ou encore celui de l’autoroute A89 dans le Loiret.

Une solution plus facile à mettre en œuvre lors de la réalisation de nouvelles infrastructures.
Et plus adaptée que tous les avertisseurs à ultrasons qui ont fait la preuve de leur inefficacité, essentiellement parce que ces animaux…  semblent ne pas percevoir les ultrasons. Pour en savoir plus.

Et aussi,

  • éloigner les animaux de la route. Ce qui suppose d’agir sur les lieux de vie des animaux, en leur offrant des refuges, en rassemblant leur nourriture loin des voies de circulation, en installant des clôtures…
  • aménager les abords des routes : limiter les bosquets, dans lesquels les animaux restent à couvert, et la végétation qui les nourrit…
Article publié le 10 septembre 2018