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Notre histoire : 65 ans d’actions contre les accidents de la route

  1. 1949, création de l’association Prévention Routière
  2. 1972 : « L’année noire » de la sécurité routière
  3. 2000 : Le tournant
  4. À partir de 2010, l’ère du digital et des réseaux sociaux

1949, création de l’association Prévention Routière

Un rôle de pionnière

Piste-PR-annees-60_mediumEn 1949, dans la France d’après-guerre, avec un réseau routier dévasté, un parc automobile en pleine croissance et des véhicules souvent peu sûrs, on assiste à une montée de l’hécatombe routière. Les sociétés d’assurances et les professions de l’Union routière de France décident alors de créer l’association Prévention Routière, association régie par la loi de 1901, qui sera reconnue d’utilité publique le 3 mai 1955. Son rôle : agir pour réduire le nombre et la fréquence des accidents de la route. D’emblée, l’accent est mis sur l’action locale. Le premier comité départemental ouvre ses portes à Lyon dès 1950.

Seule dans son domaine jusqu’à la création en 1972 du Comité Interministériel de Sécurité Routière (aujourd’hui Délégation à la sécurité et à la circulation routières – DSCR – qui dépend du ministère de l’Intérieur), l’association Prévention Routière exerce pendant cette période un rôle de pionnière.

 

L’éducation routière : une priorité

Convaincue que l’éducation routière à l’école est l’une des clés pour préparer le futur citoyen automobiliste, l’association Prévention Routière édite dès 1952 un « guide du maître », livret pédagogique destiné aux enseignants. En 1953, elle crée sa première piste d’éducation routière, animée par des forces de police et de gendarmerie. Quatre ans plus tard, en 1957, paraît le premier texte réglementaire rendant l’éducation routière obligatoire à l’école. Il a notamment ouvert la voie au passage, aujourd’hui, des attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) en classes de 5e et de 3e.

 

Comportement, véhicule, réglementation : de multiples domaines d’action

Ceints-et-saufsL’association Prévention Routière milite aussi pour que soient prises des mesures réglementaires afin de réduire la mortalité sur la route et lance les premières grandes campagnes de sensibilisation sur l’alcool au volant (« Boire ou conduire, il faut choisir ») ou le port de la ceinture de sécurité (« Ceint et Sauf « ).

Elle organise en 1952 la première « Semaine nationale de l’éclairage et de la signalisation » (aujourd’hui « Semaines Lumière et Vision« ), une opération de contrôle gratuit et volontaire de l’éclairage et de la signalisation des véhicules, et plaide parallèlement pour un contrôle technique obligatoire des véhicules.

L’association Prévention Routière mène également des recherches dans le domaine de l’apprentissage de la conduite. Elle crée en 1957 à Montlhéry un centre de formation des moniteurs d’auto-école, puis, en 1972, l’Ecole supérieure de conduite moto (pour les inspecteurs et moniteurs du permis moto).

 

1972 : « L’année noire » de la sécurité routière

Mazamet-ville-morte_mediumAvec 16 545 tués sur les routes françaises, 1972 est l’année noire de la sécurité routière. Pour provoquer un électrochoc dans l’opinion, l’association Prévention Routière participe à l’opération « Mazamet, ville morte ». La population de la ville de Mazamet (16 000 habitants) – qui correspond donc au nombre de tués cette année-là – se couche symboliquement sur le sol.

L’association soutient alors les premières grandes mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire le nombre et la gravité des accidents de la route (alcool, vitesse, ceinture…).

Dans les années 1980 et 1990, l’association Prévention Routière milite avec succès pour l’adoption de mesures comme l’apprentissage anticipé de la conduite, le permis à points ou encore le brevet de sécurité routière (BSR).

En 1988, elle invite les automobilistes à adopter une conduite irréprochable et à signaler leur engagement en accrochant un drapeau blanc à leur véhicule. C’est l’opération « Drapeau blanc » organisée avec le concours des médias.

Grâce à ses comités départementaux, l’association aide aussi les collectivités locales à assumer leurs nouvelles responsabilités en matière de lutte contre les accidents de la route, découlant des lois de décentralisation. Elle crée en 1990 le concours des Echarpes d’Or qui récompense celles d’entre elles qui se sont engagées en faveur de la sécurité routière.

En 1992, elle crée La Prévention Routière Formation qui, après l’entrée en vigueur du permis à points, organise des stages de récupération de points.

 

2000 : Le tournant

En 1999, l’association est la première, avec sa campagne « Refusons de devenir des assassins » et son spot pour les jeunes « Le carrefour », à parler de manière très directe des conséquences à la fois physiques et psychologiques des accidents de la route.

En 2000, elle pilote un collectif de 13 associations « Arrêtons le massacre sur la route » et se bat, en 2002, contre toute amnistie des infractions au Code de la route. Ces actions et leur relais dans les médias contribuent à faire prendre conscience à l’opinion et aux pouvoirs publics du caractère inacceptable des accidents de la route.

En 2002, le Président de la République, Jacques Chirac, fait de la lutte contre l’insécurité routière l’une des priorités de son quinquennat. Le nombre de tués sur les routes connaît une baisse historique. L’association a soutenu la politique mise en place par les pouvoirs publics tout en demandant que le renforcement des contrôles et des sanctions s’accompagne de plus de prévention. La France doit d’ailleurs encore progresser pour atteindre le résultat de ses meilleurs voisins européens.

 

Penser-a-rentrer-en-vie_campaign_logoEn 2004, l’association a lancé à destination des 15-24 ans un programme d’actions avec les assureurs de la FFSA : « Penser à rentrer en vie ». Ce programme comprend notamment la publication d’études, la promotion du « capitaine de soirée », l’édition de documents pédagogiques, la réalisation de campagnes de sensibilisation sur le risque du scooter pour les adolescents. Elle lance en 2007 la pétition « Alcool au volant, les jeunes ont assez trinqué » qui recueillent plus de 35 000 signatures. La même année, elle mène également la campagne « Zou le tatou » pour sensibiliser les enfants (et leurs parents) au port de la ceinture en voiture.

L’association Prévention Routière est convaincue qu’une modification durable et profonde des comportements n’est possible que si ceux-ci sont enracinés dès le plus jeune âge. C’est pourquoi elle réclame que soit instaurée une heure par mois d’éducation routière de la maternelle au lycée et a d’ores et déjà obtenu des pouvoirs publics plusieurs mesures de nature à développer l’éducation routière (désignation d’un professeur référent dans tous les collèges et lycées, mise en place dans les lycées d’actions expérimentales de sensibilisation). Tous les deux ans, elle organise le concours des Clés de l’Éducation Routière pour récompenser les meilleures initiatives des enseignants dans ce domaine.

 

À partir de 2010, l’ère du digital et des réseaux sociaux

campagne-prevention-routiere-raison-rester-vivant_hdEn 2011, l’association ouvre sa page Facebook qui compte aujourd’hui près de 20 000 fans. Et c’est en 2014 qu’elle poste son premier tweet ; son compte Twitter réunit aujourd’hui plus de 3 500 abonnés.

Les divers usages du téléphone au volant (appels, sms, selfies…) devenant une distraction particulièrement dangereuse, l’association incite chaque conducteur, notamment les jeunes, à s’approprier le message « Au volant, je passe en mode voiture » de sa campagne conçue en 2012 sous format entièrement digital et interactif.

2014 est pour notre association l’année qui concentre deux de nos grandes campagnes. L’une, « Avant de mourir, je veux … ,  » menée avec Assureurs Prévention et récompensée à plusieurs reprises par des professionnels, est fondée sur un dispositif collaboratif novateur. Elle s’inspire du concept « Before I die… » imaginé par l’artiste Candy Chang, qui figure pour première fois au cœur d’une campagne de sensibilisation en France. L’autre campagne de l’année recourt à des images apaisantes de bonheur partagé pour annoncer : « On a tous une bonne raison de rester vivants » (affiche ci-contre). L’occasion de réaffirmer la force de notre mobilisation en faveur d’un changement de comportement sur les routes.

En 2015, notre association lance sa e-boutique des achats utiles et solidaires qui, du sac à dos réfléchissant au casque de vélo pliable en passant par le jeu Playmobil City Life, le pack d’éthylotests, s’adresse aux adultes comme aux enfants. L’association explore aussi de nouveaux modes d’appels à la générosité du public pour soutenir ses actions préventives destinées à rendre les routes plus sûres. Avec Yellow Work Art en 2011, puis Velo Work Art en 2014, par exemple, elle a sollicité l’imagination de nombreux artistes et créateurs de mode pour customiser d’abord le gilet rétroréfléchissant, puis le vélo et ses équipements. De belles créations insolites qui seront vendues aux enchères en soutien à nos actions.

 

Le combat et l’histoire ne sont pas terminés. Chaque jour, sur les routes, 9 personnes sont tuées et 71 sont hospitalisées plus de 24 h.

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