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Se laisser dépasser par la vitesse ? Jamais !

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Quand on circule sur la route, c’est au milieu d’autres usagers, les uns imposants comme les poids lourds, les cars ou les bus, d’autres plus vulnérables comme les deux-roues ou les piétons. Dans ces conditions, rouler (trop) vite peut devenir dangereux. Pour soi et pour les autres. Et si vous releviez le défi de vous déplacer dans les meilleures conditions de sécurité…

 

  1. La vitesse et ses « faux amis »
  2. La vitesse, à la bonne échelle
  3. La vitesse et ses effets, connus et méconnus
La vitesse, c’est grisant. Indéniablement. Mais sur la route, parce que l’on n’est ni seul ni dans un environnement sécurisé, c’est surtout dangereux. Pourquoi ? Réponses en quelques données simples !
Après 6 mois de limitation à 80 km/h des routes bidirectionnelles sans séparateur central, le Cerema, mandaté par la Délégation à la Sécurité Routière, propose une première analyse de la mesure. L’évaluation finale est programmée pour juillet 2020. Ce premier bilan montre qu’il existe « une marge de progression dans le respect de la mesure ». Plus de la moitié des conducteurs (55%) circulent encore au-dessus de 80 km/h, une bonne partie d’entre eux (21 %) roulant à plus de 90 km/h. La baisse de la mortalité routière l’an dernier « est bien plus nette pour le second semestre 2018 ». Parmi d’autres mesures, l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur une portion du réseau, n’est pas étranger à ce recul. Les premiers résultats montrent que les vitesses moyennes ont diminué à partir de juillet 2018. Pour en savoir plus
Et le 80 km/h ?
Voir la vidéo sur Youtube

La vitesse et ses « faux amis »

Les accidents ne tuent pas systématiquement. Ils blessent aussi, parfois très gravement. Le décompte du nombre de personnes tuées sur la route, aussi capital soit-il, ne rend compte que très partiellement de la dramatique réalité de l’insécurité routière. Atteintes physiques irréversibles, handicap « invisible » (lésion oculaire, surdité, traumatisme crânien plus ou moins important…), vies radicalement bouleversées, souffrance des proches des victimes… Les suites tragiques d’un accident de la route sont innombrables et dévastatrices.
La face cachée des accidents de la route
Voici une série d’avantages dont on pare la vitesse. Qui se révèlent fallacieux.
  • Gagner du temps ? Oui, mais assez peu. Sur 100 km par exemple, rouler à 140 km/h plutôt qu’à 130 km/h fait gagner… 3 minutes !
  • Réduire la distance de freinage grâce à l’ABS ? Illusion ! L’ABS évite le blocage des roues et la perte de contrôle du véhicule. Mais cet équipement n’affecte pas la distance de freinage
  • Éviter l’accident ? Rouler vite, voire dépasser la limitation (adaptée aux circonstances) peut faire la différence entre un « simple » accrochage et l’accident corporel grave ! En ville par exemple, où divers usagers se partagent l’espace public, un piéton a 95% de chances de survivre à une collision avec une voiture roulant à 30 km/h, alors qu’il en a moitié moins à 50 km/h.
voiture dépassant un camionUltime argument des conducteurs véloces, celui qui consiste à invoquer l’impossibilité à « doubler les camions ». Le fait que les poids lourds soient souvent soumis à des limitations de vitesse un peu plus basses que les voitures, incite parfois les automobilistes à se sentir en droit de doubler. Mais dépasser, ça ne fait guère gagner de temps sur un trajet. Et c’est aussi prendre des risques. D’autant que cette action dure parfois bien plus longtemps que prévu. Une solution ? Laisser entre soi et le véhicule qui précède une distance suffisante pour ne pas être gêné !
Et pour dépasser ?

La vitesse, à la bonne échelle

Et si on raisonnait en m/s ? On appréhende surtout la vitesse en l’exprimant en km/h (nombre de kilomètres parcourus en 1 heure). C’est très utile pour estimer des temps de parcours. Mais quand une voiture doit s’arrêter pour ne pas percuter un obstacle, c’est en mètres que se compte la distance… Il est donc intéressant d’évaluer aussi sa vitesse en m/s, ce qui correspond davantage à ce qui se passe effectivement sur la route. On comprend mieux l’utilité de la distance de sécurité à maintenir avec la voiture qui précède, correspondant – au minimum – à la distance parcourue pendant 2 secondes.
La vitesse en m/s
Comment convertir des km/h en m/s ? C’est simple ! Pour obtenir une vitesse en m/s, il faut diviser la vitesse en km/h par 3,6. Un exemple ? A 130 km/h sur l’autoroute, on parcourt un peu plus de 36 mètres par seconde.
Comment se repérer ? Sur l’autoroute, il suffit de laisser un intervalle de deux traits (de la ligne sur le bord droit de la chaussée qui délimite la bande d’arrêt d’urgence) entre le véhicule que l’on conduit et celui que l’on suit. Ailleurs, il suffit de prendre un repère (un panneau, un arbre particulier…) au loin et de compter 2 secondes entre le moment où le véhicule qui nous précède franchit ce repère et le moment où notre véhicule l’atteint. La distance de sécurité est insuffisante si l’on atteint le repère avant d’avoir fini de compter 2 secondes…

La vitesse et ses effets, connus et méconnus

Difficile d’apprécier, à leur juste valeur, les effets de la vitesse. Les conducteurs novices ont tendance à surestimer leurs capacités… Au point qu’une formation post-permis leur est depuis peu dédiée. Les conducteurs chevronnés, eux, tablent sur leur expérience et leur habitude de la conduite. Mais parcourir des milliers de kilomètres ne met personne à l’abri d’erreurs de conduite. Et puis, on peut prendre de mauvaises habitudes… Effet vitesse voiture sur fond de colzaPlus le conducteur roule vite :
  • plus il se fatigue. Même s’il ne s’en rend pas compte… Car la vitesse oblige le conducteur à traiter, en peu de temps, un grand nombre d’informations et à adapter sa vision en permanence. Ce qui accentue la fatigue et altère la vigilance ;
  • plus il réduit les possibilités de manœuvrer à temps son véhicule, si un obstacle surgit : un objet tombé sur la route, un véhicule qui déboîte subitement, un enfant qui s’élance du trottoir en courant…
  • plus son champ de vision se restreint. A 130 km/h, le conducteur a une vision en « tunnel » qui couvre seulement 30° ; il risque de ne mal percevoir le mouvement d’un usager sur le côté, la présence d’un deux-roues, par exemple ;
  • plus la force centrifuge peut, en virage, déporter ou faire déraper le véhicule, même équipé de l’ESP. Le risque est d’autant plus grand que le virage est serré, les pneus mal gonflés ou usés, les amortisseurs fatigués…
  • Sur route sèche
    La distance de freinage est de 14 mètres si on roule à 50 km/h ; elle passe à 45 mètres en roulant à 90 km/h et à 93 m, pour 130 km/h.
    plus la distance de freinage augmente. Cette distance est proportionnelle au carré de la vitesse. Autrement dit, si la vitesse double, la distance de freinage, elle, est multipliée par 4 ! Et même plus si la chaussée est mouillée, en mauvais état, recouverte de gravillons…
  • plus la distance d’arrêt s’allonge. Distance d’arrêt = distance parcourue durant le temps de réaction + distance de freinage. Le temps de réaction (TR), c’est la période qui s’écoule entre le moment où un obstacle surgit et celui à partir duquel le conducteur commence à freiner. Il dure de 1 à 2 secondes. La distance parcourue pendant ce TR s’ajoute à la distance de freinage…
  • plus la consommation de carburant grimpe. Une conduite « nerveuse » peut faire grimper la consommation de carburant jusqu’à 40% de plus qu’une écoconduite tout en douceur, à allure constante, avec ralentissements anticipés et usage du frein moteur…
  • plus les passagers peuvent être stressés. Appréhension, intranquillité voire méfiance, discorde… un climat peu propice à la nécessaire sérénité du conducteur peut s’installer à l’intérieur de la voiture ;
  • et plus les conséquences d’une collision sont dramatiques, aggravées par la violence du choc. Car l’énergie dégagée est, elle aussi, proportionnelle au carré de la vitesse !
Pour toutes ces raisons, plus le conducteur roule vite, plus le risque d’accident est avéré. compteur vitesse voiture
Article publié le 12 février 2019