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Drapeau Union européenne

Pour l’Europe de la sécurité routière, le bilan de l’accidentalité routière est un enjeu fort. La mortalité baisse sur les routes de l’UE année après année. Pas encore suffisamment.

  1. La « Vision zéro » pour une Europe de la sécurité routière

L’Europe de la sécurité routière, bilan

-13%, c’est la baisse de la mortalité routière enregistrée dans toute l’Union européenne en 2021 (par rapport à l’année de référence d’avant la pandémie, 2019), selon les premières estimations livrées par la Commission européenne. On estime à 19 800, le nombre de personnes tuées dans un accident de la route en 2021, soit près de 3 000 personnes de moins qu’en 2019.

Une baisse importante qui suit aussi celle de 2020, une année particulière qui a connu une réduction du trafic sur les routes de l’UE (difficile à mesurer précisément), en raison de la pandémie de Covid, mais pas à une réduction de la prise de risque.

Avec une moyenne de 44 décès par million d’habitants, l’Europe reste la région du monde la plus sûre au monde. En fin de classement, la Roumanie compte 93 décès par million d’habitants ; en tête, Malte (17) et la Suède (18)  ;  dans la moyenne, la France (45). A titre d’exemple, les routes de l’Europe sont presque trois fois plus sûres que celles de l’Afrique, en queue de classement. Elles sont aussi bien moins dangereuses (pas tout à fait deux fois moins) que celles du continent américain.

Parmi les premiers résultats dans l’Union européenne :
–  40 % des accidents mortels se produisent dans les zones urbaines. Avec pour principales victimes, une forte majorité (70%) d’usagers vulnérables, surtout des piétons (37%), les usagers de deux-roues motorisés (18%) et les cyclistes (14%), des usagers de plus en plus nombreux, sans compter les personnes gravement blessées (56%) ;
– les personnes âgées (65 ans et plus) représentent plus d’1/4 des décès ;
– ce sont les jeunes qui présentent le risque le plus élevé : ils représentent 12% des personnes tuées sur la route, alors qu’ils composent 7% de la population.

Sur une période plus longue, de 2010 à 2020, le nombre de décès sur les routes européennes a chuté de 36 %. Une baisse importante, mais qui reste en deçà de l’objectif de 50% de personnes tuées en moins, fixé pour la décennie 2011-2020.

La « Vision zéro » pour une Europe de la sécurité routière

Pas question pour autant de baisser les bras. Au contraire. Un nouveau cap est fixé par la Commission européenne pour la prochaine décennie. D’ici 2030, il s’agit de réduire de 50% non seulement le nombre de décès mais aussi celui de personnes gravement blessées .

Comment ? En suivant les plans proposés par la Commission européenne, le cadre d’action  pour la décennie 2021-2030  et le plan d’action stratégique sur la sécurité routière. En suivant les prescriptions de la Déclaration de Stockholm, élaborée lors de la 3e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, qui s’est tenue en 2020 dans la capitale suédoise, à laquelle participait notre association.
Qui prônent notamment la « Vision zéro », avec la perspective de parvenir à zéro tué sur la route en 2050.

Un objectif ambitieux qui impose que s’instaure partout le principe du « système sûr ». C’est-à-dire une approche globale de la lutte pour réduire les risques routiers, avec des infrastructures et des véhicules plus sûrs, des équipements de protection mieux utilisés, des comportements plus adaptés et des soins aux accidentés plus performants. Et l’engagement de limiter la vitesse à 30 km/h dans tous les lieux où les voitures croisent des piétons et des cyclistes.

Pour en savoir plus :
– Le communiqué de la Commission sur les statistiques 2021

Article publié le 18 avril 2022